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 Medef : rentrée sous tension

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Le_simple


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Nombre de messages : 16
Date d'inscription : 12/01/2009

MessageSujet: Medef : rentrée sous tension   Mer 14 Jan - 21:04

Des voix pointent la responsabilité de la patronne des patrons dans les ratés de l'accord sur l'assurance-chômage.

Sérénité. C'est le sentiment qu'a voulu donner Laurence Parisot, mardi, lors de sa conférence de presse de rentrée. Et pourtant, rarement la donne n'a été aussi complexe qu'en ce début d'année pour la présidente du Medef. Dans les jours qui viennent, elle devra affronter la sortie d'un livre à charge sur ses relations avec l'UIMM (Enquête sur le patronat, de Guillaume Delacroix, Plon). Lundi aura lieu le procès en diffamation qu'elle a intenté contre l'ancien patron de la puissante Fédération de la métallurgie, Daniel Dewavrin, qui pourrait tourner au grand déballage. Et son ancien numéro deux l'accuse, lui, d'en savoir plus qu'elle ne l'admet sur les circuits controversés du 1% logement.

Dans l'immédiat, c'est le dossier de l'assurance-chômage qui tourne mal. La patronne des patrons a eu beau saluer mardi «des textes aux innovations majeures, différents de tout ce qui a été fait depuis vingt ans» - en référence aussi au projet d'accord sur la formation professionnelle - pour l'heure, une seule signature syndicale (la CFDT) est assurée. Côté patronal, la CGPME a exprimé une réserve inédite, qualifiant le texte de «marché de dupes». Elle se prononcera ce soir. Faute d'un nombre suffisant de signataires, l'État pourrait reprendre la main et imposer ses critères d'indemnisation du chômage. «On aurait tort d'exclure cette hypothèse», a prévenu Laurence Parisot, se demandant si le paritarisme n'était pas «en train de marquer un but contre son camp». À qui la faute ? La patronne du Medef renvoie la balle aux non-signataires du texte (CGT, FO et CFTC), qui «ne sont pas prêts à s'engager sur un accord qui n'a jamais autant ouvert de droits» nouveaux pour les chômeurs. Mais Laurence Parisot a elle aussi une part de responsabilité. Notamment en ayant imposé l'un de ses proches comme chef de file patronal : Patrick Bernasconi, le président de la Fédération des travaux publics. «Il n'était pas calibré pour le poste, avoue aujourd'hui un cacique du Medef. Conduire une négociation d'assurance-chômage requiert 50 % de connaissance technique et 50 % de subtilité dans les rapports humains. Or il lui manquait clairement les deux.»

Pour Gabrielle Simon, la négociatrice de la CFTC, «Laurence Parisot a mis plusieurs fois son négociateur en porte-à-faux, en déclarant que l'objectif du patronat était d'obtenir une baisse des cotisations : lui ramait pour calmer les esprits en séance.»

Un contraste avec la liberté de manœuvre dont disposait Denis Gautier-Sauvagnac («DGS»), l'ex-patron de l'UIMM et président en alternance du régime d'assurance-chômage, qui conduisait naguère ces négociations. «DGS était compétent sur le fond et il savait caresser les syndicats dans le sens du poil», confirme un responsable patronal. Certains syndicalistes en sont même arrivés à lancer, ironiques, lors des interruptions de séances : «DGS, reviens !».


La CGPME marque son territoire

Autre choix reproché à Laurence Parisot : l'exclusion de la délégation patronale de l'actuel patron de l'Unedic (l'organisme qui finance l'assurance-chômage), Geoffroy Roux de Bézieux. Une première. «Une connaissance des rouages de la maison, notamment pour obtenir des chiffrages fiables, nous aurait été utile», expliquent plusieurs sources. Ironie de l'histoire, Geoffroy Roux de Bézieux a été appelé la semaine dernière à la rescousse par le Medef pour tenter de «vendre» - sans succès - à la CFTC et à la CFE-CGC un accord qu'il n'avait pas négocié mais qu'il devra appliquer s'il est agréé.

Dernière complication : la CGPME, qui autrefois marchait main dans la main avec l'UIMM, «cherche de plus en plus à marquer son territoire par rapport au Medef et leur animosité réciproque a pesé dans les débats», explique un responsable patronal. L'organisation présidée par Jean-François Roubaud ne supporte plus que le Medef marche sur ses plates-bandes en se disant le porte-parole des PME et cherche à tout prix à rappeler son indépendance.
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